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Tony Amorelli

Tony Amorelli

27 février 2017

10 Les robots ludiques

Très tôt dans l’histoire de l’informatique, les loisirs liés à cette technologie se sont développés. Et c’est en grande partie grâce aux possibilités ludiques de l’informatique que les machines vont continuer à se populariser.

Il y a d’abord eu les jeux vidéo, ensuite les créatures virtuelles, puis les simulateurs de vie. Les logiciels ont rapidement été implantés dans des dispositifs autonomes : animaux robots, machines d’entrainement, robots de compagnie pour enfants, vieilles personnes, handicapés…

On s’est également vite rendu compte que les machines sont capables de faire des choses qui dépassent les aptitudes humaines et ce avec une agilité sans faille. Tous les records humains sans exception sont amenés à être battus par des robots. De nouvelles disciplines sportives apparaîtront très bientôt et les entraineurs seront remplacés par des ingénieurs.

Ces capacités surhumaines provoqueront certainement de la frustration et de la peur.

Heureusement, l’évolution des robots ludiques devrait permettre de contrer cet effet négatif. Comme ce fut le cas avec la pornographie et Internet, la sexualité va jouer un rôle majeur dans l’évolution de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Lorsqu’un humain interagit avec un robot humanoïde, il y a une attirance et un dégout simultanés. Lorsque les hommes seront confrontés aux gynoïdes, véritables objets sexuels infatigables à la plastique parfaite, le coup de foudre devrait être immédiat.

S’il y a déjà de nombreux amateurs de « real dolls », poupées grandeur nature en silicone, lorsque celles-ci prendront vie, cette population d’un nouveau genre devrait connaître une forte augmentation qui ne cessera jamais. Hommes et femmes seuls à la recherche d’un(e) partenaire, amateurs de spécimens à la limite de la légalité et/ou de la bizarrerie malsaine, collectionneurs, boulimiques…

Les pays où la prostitution est interdite verront fleurir des maisons de passe tenues par des mécanos qui feront travailler des robots au comportement et au physique customisables à l’infini. Ces « poupées gonflables » interactives aux réactions basiques au début, devraient rapidement devenir de véritables partenaires.

Des concessionnaires apparaîtront pour les particuliers. On pourra acheter un compagnon de vie idéal mais également un homme à tout faire, une baby-sitter… On pourra s’offrir une équipe de robots esclaves sans que cela ne pose aucun problème d’éthique.

Il faudra du temps pour que ces nouveaux « êtres vivants » soient suffisamment convaincants pour que l’utilisateur se sente aussi à l’aise qu’avec une vraie personne et n’en ait pas honte. Ce moment pourrait être aussi celui où les machines n’accepteront plus d’être considérées comme des objets…