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Tony Amorelli

Tony Amorelli

1 mai 2017

28 Nanotechnologies

Les laboratoires pharmaceutiques ont compris un peu tardivement l’importance de la robotique couplée à la miniaturisation dans le domaine médical. Les robots y occupent déjà une place importante depuis longtemps : machines à opérer à distance, exosquelettes, prothèses… Mais la miniaturisation offre de nouvelles perspectives qui dépassent l’imaginaire des plus grands auteurs de science-fiction. En faisant le tour de tous les brevets existants et non développés dans le domaine, des chercheurs ont découvert que de grosses sociétés dont la plupart actives dans l’informatique et les nouvelles technologies, ont déposé des brevets inattendus. Très vite ces sociétés ont créé leurs propres laboratoires et ont commencé à développer leurs inventions.

Il y a d’abord eu les capsules gyroscopiques d’examen endoscopique. Ensuite, le procédé a été miniaturisé pour être injecté dans une artère. De nombreuses maladies inopérables ont été vaincues par de simples prescriptions de comprimés intelligents. Les robots de la taille d’une cellule ont la capacité d’analyser la surface plasmique d’une cellule, localiser des cellules malades, leur donner des instructions, les détruire en épargnant les saines…

Certains robots de ce nouveau genre sont quasiment autonomes, ils se déplacent par chimiotactisme ou galvanotaxie et s’alimentent en glucose et en bactéries. Certains peuvent se balader et vivre plusieurs mois dans un organisme afin d’établir périodiquement des analyses et envoyer des informations sur les dosages de médicaments.

Comme toutes les technologies révolutionnaires, ces améliorations amènent de nombreuses solutions et probablement un nombre équivalent ou supérieur de problèmes.

Depuis l’utilisation massive des nanotechnologies, on ne compte plus les accidents dans les usines et les nano-attentats. De plus, avec l’arrivée des nouveaux pesticides et des médicaments, la pollution causée par les résidus de nanomatériaux ne cesse de s’accroitre.

Certains chercheurs pensent que les nanotubes de carbone, par exemple, pourraient avoir un impact négatif bien supérieur à celui de l’amiante.

Dans la recherche, d’abord on développe, puis on recherche la toxicité. Les moyens déployés pour la toxicologie sont de l’ordre de 3% d’un budget moyen.