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Tony Amorelli

Tony Amorelli

11 juillet 2017

38 Simulateurs de vies

Afin de mieux comprendre les mécanismes de développement du comportement par rapport au milieu et de trouver des conditions idéales de vie, des chercheurs ont mis au point des logiciels proches de certains jeux vidéo afin de créer des civilisations humaines accélérées sur plusieurs générations. Des cerveaux humains d’une centaine d’individus ont été numérisés afin de les faire vivre dans le logiciel.

En les confrontant à différentes époques, choix de ressources, communication par certains médias, guerres, catastrophes… on a tenté de faire évoluer le plus favorablement possible les populations en les guidant vers un mode de vie pacifiste et altruiste.

C’est extrêmement compliqué d’aller à l’encontre des comportements de méfiance et de domination qui font partie du patrimoine acquis au cours des millions d’années d’évolution. Quelles que soient les situations, il ne semble pas y avoir véritablement de milieu idéal. L’humain a tendance à systématiquement détruire son milieu et ses semblables.

 

En parallèle, on a lancé un autre logiciel beaucoup plus ouvert qui se basait non pas sur des cerveaux humains mais sur la création d’un cerveau « vierge » capable d’emmagasiner des informations, les regrouper, les combiner en expérimentant, créant ainsi de nouvelles connexions neuronales.

Les processeurs de calcul étant nettement plus rapide que le cerveau humain, ces cerveaux virtuels ont appris beaucoup plus et plus rapidement, devenant ainsi des intelligences supérieures.

A chaque tentative, on a assisté à une cessation volontaire de leur activité cérébrale, une sorte de suicide. Les chercheurs les plus pessimistes ont conclu que la lucidité accrue de ces cerveaux les poussait à conclure que l’existence n’a pas d’utilité.

D’autres pensent que leurs consciences, ayant atteint les limites de leurs « enveloppes », ont réussi à en sortir pour continuer à se développer sous d’autres formes.